La Côte d’Ivoire, notre pays à tous, traverse une crise aiguë avec une tournure particulière le 11 mai 2017. Nous apportons notre compassion aux victimes directes ou indirectes de cette énième crise et prenons acte du dénouement eu égard aux engagements du gouvernement dans ses rapports avec les acteurs de la mutinerie.

Nos crises naissent de nos représentations du monde, c’est pourquoi il faut privilégier le dialogue de manière inclusive en toutes circonstances afin d’arriver à une solution définitive.

Ces crises à répétition affectent profondément les bien-être de la population et remettent gravement en cause tout effort de permettre au pays d’amorcer un développement durable.

Certes des incompréhensions pourraient exister et nous comprenons le droit légitime de chacun de manifester quand il estime que ses droits sont remis en cause, cependant, il serait dommage de s’écarter du dialogue, creuset de l’expression libre de la pensée et de la divergence productive. Nous déconseillons toutes actions dont les externalités pourraient aller au-delà de l’imaginable. En cela, l’expérience vécue par notre pays des crises successives depuis 1999 doit nous servir de base de réflexion.

Nous sommes tous ivoiriens et tous égaux en droits et en devoir. Aussi avons-nous le devoir d’agir de concert pour trouver les solutions les meilleures pour tous, notamment dans cette situation sensible, qui risque, s’il y a négligence, de faire de nous tous, des personnes qui auront échoué devant la nation, notre civilisation et l’histoire.

C’est donc le lieu, pour le mouvement Nous Sommes Un, d’affirmer notre intention d’œuvrer dans la discipline, pour que notre nation en finisse définitivement avec les crises fratricides. Cette crise est aussi un échec de la parole et elle montre les failles de notre système. C’est pourquoi, conscient de ce que tous sommes concernés et vu la profondeur de la crise, nous en appelons à un esprit de large ouverture de la part du gouvernement et plaidons pour un Forum Social National qui mettrait à contribution tous les acteurs de la vie socio-politique, mais aussi militaire, opposants comme gouvernants, jeunes comme vieux, retraités, travailleurs, chômeurs, enfants, afin d’analyser objectivement les maux les plus profonds de notre pays, en identifier les causes et ensemble, de manière inclusive et harmonieuse, y trouver les solutions les plus soutenables. « On n’a pas besoin de prendre les armes pour revendiquer » a su dire Ahmadou Soumahoro, Secrétaire Intérimaire du RDR. Nous lui emboîtons donc le pas et portons pacifiquement cette revendication à la connaissance du gouvernement, pour le bien de tous : « Organisons un Forum Social National et trouvons ensemble les solutions les meilleurs pour notre pays ».

Chacun de nous peut et doit jouer un rôle déterminant pour le bien commun. Cela est possible si nous nous concevons comme une nation au-delà des individualités. C’est pourquoi, nous osons croire en la capacité du président de la république, garant de l’unité nationale, à réassembler toutes les forces de notre pays, afin de trouver aux côtés des institutions de la république, des ivoiriens et ivoiriennes, non pas antagonistes, mais porteurs de solutions durables.

Prenons conscience de la force de l’union, analysons ensemble nos crises et manquements et anticipons sur ce qui pourrait advenir de pire.

Enfin, le mouvement Nous Sommes Un, fidèle à sa vision d’unité et à ses principes d’égalité mais aussi son rêve de prospérité pour tous, appelle chacun de nous à faire en sorte d’être ‘’Un’’ face à nos problèmes, face à nos crises et surtout, soyons Un afin de porter notre pays vers la stabilité définitive et la prospérité partagée.

NOUS SOMMES UN pour la CÔTE d’IVOIRE

Synzi Dadié

Président

Mouvement NS1

Pour la Côte d’Ivoire

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